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Entrevue entre le SYVICOL et CAMPRILUX
Le 20 juillet 2026, le SYVICOL a accueilli dans ses locaux l'Association des propriétaires de campings du Luxembourg (CAMPRILUX) pour un échange consacré à la taxe de séjour.
Après l'ouverture de la réunion par le président du SYVICOL, M. Emile Eicher, les représentants de CAMPRILUX ont fait part de leurs préoccupations concernant la tendance de certaines communes à instaurer une taxe de séjour. Ils estiment que, proportionnellement aux tarifs pratiqués surtout par les campings, les montants de la taxe de séjour, qui sont identiques quel que soit le type d’hébergement touristique, peuvent être particulièrement élevés. Ils craignent que cette situation nuise à l'attractivité touristique du Luxembourg et incite les visiteurs, en particulier dans les régions frontalières, à privilégier des hébergements situés de l'autre côté de la frontière ou dans d’autres communes au Luxembourg qui n’ont pas de taxe de séjour.
Les représentants des deux organisations ont souligné que le tourisme peut engendrer des coûts pour les communes, notamment en matière de stationnement, de propreté ou d'entretien des infrastructures. Ils ont toutefois constaté qu'il n'est pas équitable de faire supporter ces charges uniquement aux touristes qui séjournent sur place, alors que les visiteurs à la journée bénéficient eux aussi de ces infrastructures et services sans y contribuer financièrement. L'association plaide dès lors pour une réflexion sur des modes de financement plus équitables, faisant contribuer l'ensemble des visiteurs.
CAMPRILUX a également attiré l'attention sur les disparités en matière de taxe de séjour entre les communes, qui peuvent entraîner des situations de concurrence déloyale pour des terrains de camping situés dans la même région du pays ou sur deux communes avoisinantes.
Le SYVICOL et CAMPRILUX sont d’accord sur l’importance d’une concertation en amont avec les professionnels du secteur lorsqu’une commune envisage d’introduire une taxe de séjour. Une information précoce permettrait d’éviter des difficultés pour les exploitants, notamment lorsque des réservations ont déjà été confirmées avant l’entrée en vigueur de la taxe. En effet, les hébergeurs peuvent se retrouver confrontés aux réclamations des clients alors qu’ils ne sont pas à l’origine de cette décision.
Par ailleurs, M. Eicher a également souligné les coûts administratifs liés à la perception de cette taxe, tant pour les communes que pour les exploitants, et s'est interrogé sur leur proportionnalité au regard des recettes générées.
Tout en rappelant que l’instauration d’une taxe de séjour relève de l’autonomie communale, le président du SYVICOL encourage les communes envisageant de s’engager dans cette voie à associer les exploitants d'hébergements touristiques à leurs réflexions, afin de trouver des solutions convenant à toutes les parties.
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